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 When someone makes you shiver

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Mizuiro

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MessageSujet: When someone makes you shiver   Dim 5 Mai 2013 - 20:20

Samedi matin, huit heure cinquante-huit tapante, Mizuiro attendait patiemment devant le Chapters depuis environ cinq minutes. Les samedis elle ne travaillait pas et avait décidé de se lever tôt pour l'achat du bouquin dont elle attendait l'édition en librairie. Un livre sur les monarques, rien de plus banale sans doute, mais pour la jeune femme cela était d'une grande importance. Il s'agissait d'un écrit provenant de l'un de ses auteurs préféré. Elle adorait comment il pouvait décrire la vie des insectes par-delà une poésie presque unique en son genre. Plantée devant la vitrine du magasin, elle devait avoir fière allure, ça oui. Plutôt, elle semblait étrange. Étant toute seule devant cette boutique à attendre le gardien des clés, les passants pouvaient bien se demander ce qu'elle faisait. Oui, pour elle c'était d'une importance capitale de s'acheter ce roman, mais pour tous les autres, les monarques n'étaient rien de plus que des bestioles qui paraissaient jolies et loin et répugnantes de près. Huit heure cinquante-neuf. Mizu' regardait son portable dans un soupir. Personne n'était encore venu ouvrir les portes. Elle commençait à se demander si le Chapters ouvrait réellement à neuf heure le samedi matin. Mizuiro fit quelques pas plus loin sur la rue. Marchant tranquillement les mains dans les poches de sont sweater, elle regardait Montréal dans toute sa splendeur du soleil fraîchement levé.

Elle aperçût enfin une voiture se garer directement devant la boutique, une type faisant virevolter ses clés en direction de la porte. Un léger sourire s'afficha sur le visage de la discrète jeune femme lorsqu'elle fit demi-tour et revint sur ses pas. Peu après que le type ait ouvert la porte, Mizuiro se faufila derrière lui en sortant son porte-feuille de sa petite bourse en forme de lapin rose. Elle savait déjà dans quelle section aller chercher son livre. Silencieuse, elle ne pressait pas le pas, sachant qu'elle aurait toute la journée de calme pour profiter de la poésie instructive de son roman. De ses petits doigts délicats, elle en vint à retirer un livre d'une étagère en le prenant par le coté de la reliure. Longuement elle fixa la couverture avant de l'ouvrir et constater qu'il s'agissait bien de ce qu'elle recherchait. Elle feuilleta les pages en se laissant parcourir par un petit vent de fraîcheur de livre neuf. L'odeur la rendait toujours un peu rêveuse et mélancolique, comme si chaque livre neuf lui rappelait à quel point lire sur les insectes lui faisait du bien. C'était réellement une passion.

Elle décida de regarder la quatrième de couverture et de lire le petit résumé du roman tout en se dirigeant vers la caisse. Elle semblait calme et réfléchie, mais en son intérieur on aurait pût déceler une joie incontestable à l'idée de s'acheter un nouveau livre sur les monarques. Lorsqu'elle eût terminé sa petite lecture en chemin, elle poussa un léger soupir de satisfaction avant qu'il ne se transforme en étonnement. Mizuiro venait de heurter quelqu'un au passage, laissant tomber son précieux livre. La pauvre voulu s'empresser de le ramasser, fixant le livre avec presque une certaine peur qu'il lui échappe. Une autre main vint s'emparer de son livre avant elle, et ses yeux s'écarquillèrent un tantinet lorsqu'elle releva le regard.

-Oh, désolée...,avait-elle déclaré piteusement en regardant l'inconnu.
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Cameron

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MessageSujet: Re: When someone makes you shiver   Lun 6 Mai 2013 - 19:18

Il était beaucoup trop tôt pour être debout à cette heure. C’est ce que Cameron s’était répété en un mantra étourdissant, ce qui ne l’aidait pas à garder les yeux ouverts pour plus de deux minutes, alors qu’il était agrippé à un poteau du métro en mouvement, essayant de ne pas tomber à chaque mouvement brusque. Il ne s’était pas assis malgré toutes les places libres de peur de s’endormir et de passer tout droit devant son arrêt et ruiner son horaire chargé de la journée. Il jetait des coups d’œil sur son téléphone à chaque deux minutes, impatient.

Il était neuf heures moins le quart lorsqu’il sorti du métro et il lui restait suffisamment de temps pour aller s’acheter un café au Second Cup près du Chapters, sa destination finale. Il allait finalement s’acheter le livre de son photographe préféré après avoir économisé pendant des mois, gardant la majorité de son argent pour le voyage qu’il avait planifié avec quelques amis, qui commencerait dès le lendemain et il avait encore tant à faire, dont la lessive et ses bagages. Alors qu’il payait son grand café aux noisettes, il se maudissait d’être aussi en retard.

Il attendit juste à côté de la porte du Second Cup qu’il soit neuf heures. Le temps était plutôt frisquet mais c’était toujours mieux que de rester assis dans un fauteuil trop confortable dans lequel il serait si tentant de sombrer dans les bras de Morphée. À neuf heures tapantes il se dirigea vers le magasin de livres.

L’endroit était désert, ce qui était un peu normal à cette heure-ci de la journée. La majorité des gens devaient être en train de somnoler dans leur lits au chauds et douillets et Cameron s’efforça de ne pas tous les envoyer balader silencieusement. Bien vite, enfin, aussi vite qu’il le pouvait vu son corps engourdi par la fatigue, il marcha vers la section photographie, un grand sourire apparaissant sur son visage lorsqu’il aperçut l’étagère avec toutes les copies du livre tant convoité. Il était en vente depuis déjà quelques semaines, mais le commun des mortels n’ayant généralement guère un intérêt envers la photographie expliquait pourquoi il restait autant de copies que le jour de sa sortie. Empressé, il déposa son verre de café sur une tablette en faisant bien attention de ne rien renverser, puis ouvrit l’objet de sa convoitise, un air émerveillé naissant sur son visage. Il passa un petit moment à regarder les chefs-d’œuvre présents dans le livre, caressant délicatement les feuilles douces à chaque fois qu’il tournait une page.

Après avoir empoigné son café et placé le gros livre sous son bras gauche, Cameron parti en direction de la caisse, toujours pressé et ne vit absolument pas la jolie Japonaise qui était dans sa trajectoire.

Lorsqu’il vu que la jeune fille avait échappé son livre, Cameron, embarrassé, se pencha aussitôt pour lui remettre, posant sont café sur le sol avant de s’emparer du bouquin qui devait être presque aussi gros que le sien. La couverture verte et orange attira son regard et il y jeta un bref coup d’œil avant de voir qu’il s’agissait d’un monarque et le remis finalement à son propriétaire, les sourcils hauts.

-Ah c’est pas grave!, il répondit à la jeune fille lorsqu’elle s’excusa et lui fit un grand sourire. Ça peut arriver à tout le monde!

Cameron scruta le visage de la jeune asiatique et il ne put s’empêcher de regarder trop longtemps ses cheveux bleus. Lorsqu’il s’en rendit compte, il toussota et s’obligea à porter son regard ailleurs. Il opta pour la couverture du livre de la jolie fille.

-Tu hem… Tu aimes les papillons?
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Mizuiro

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MessageSujet: Re: When someone makes you shiver   Mar 7 Mai 2013 - 15:39

Mizuiro ne fût pas étonnée de constater que l'inconnu avait remarqué l'étrange couleur de ses cheveux. Discrètement, elle dirigea son regard vers le sol et passa sa main gauche dans ses cheveux tout en reprenant son livre de sa main droite.

-Ah c’est pas grave! Ça peut arriver à tout le monde!

-Merci de votre compréhension, fit-elle timidement.

-Tu hem… Tu aimes les papillons?

Ses yeux s'ouvrirent un tantinet plus qu'à l'habitude. Ce n'était peut-être rien, mais elle adorait constater que ce jeune homme remarquait les détails que les autres personnes auraient ignorées presque aussitôt. Elle qui adorait analyser tout ce qui pouvait l'être, elle apprécia que cette question la lui soit posée.

-Et toi la photographie?, avait-elle répliquée simplement. C'est un sujet fort intéressant aussi.

Elle resserra son livre contre son torse comme par peur de le faire retomber par terre. Elle regardait le jeune homme avec des yeux un peu bizarres, comme si elle était en train de se poser des tas de questions à son sujet. Et c'était le cas. Elle se demandait pourquoi elle ne l'avait jamais aperçût ici auparavant, elle qui avait l'habitude de faire ses achats de livre très tôt le matin. C'était peut-être lui en fait, qui ne venait pas ici souvent à cette heure. Ils passèrent facilement 30 secondes l'un devant l'autre sans aucune parole de la part de la jeune fille. Il était beau. Elle trouva d'ailleurs son choix de vêtements particulièrement intéressant.

-Bon. Désolée pour tout ça. Merci d'avoir ramassé mon livre.

Elle partit un peu trop rapidement en direction de la caisse en baissant à nouveau le regard. Elle tenta de paraître aussi normale que possible, mais elle devait s'avouer que cette rencontre l'avait rendue heureuse. ''Faith in humanity restored'', comme on le disait si bien. Puis, elle remarqua bien assez vite que l'inconnu n'était pas loin. Il semblait bien pressé et devait payé lui aussi. Ils se dirigèrent donc tous les deux vers le même endroit mais Mizu' en emprunta un chemin différent. Elle et le jeune homme arrivèrent systématiquement à la caisse au même moment..

-Heu, vas-y. Tu as l'air bien plus pressé que moi... ,avait-elle dit tout bas.

C'était définitivement bizarre.

Spoiler:
 
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Cameron

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MessageSujet: Re: When someone makes you shiver   Lun 13 Mai 2013 - 14:24

Cameron tenta de camoufler son sourire subtilement derrière son café, qu’il apporta à ses lèvres, tout en prenant une petite gorgée, puis réajusta le gros livre sous son bras, celui-ci commençait à devenir lourd. Il avait du mal à se tenir immobile lorsqu’il était nerveux, un peu comme en ce moment. S’il avait une main de libre il serait probablement en train de s’en passer une dans les cheveux toutes les cinq secondes.

-Et toi, la photographie?

Le jeune homme baissa la tête et lança un bref coup d’œil au bouquin qu’il tenait sous son épaule avant de répondre qu’en effet, il adorait la photographie, son sourire grandissant lorsqu’elle ajouta qu’il s’agissait d’un sujet intéressant. Il ne pouvait qu’approuver, étant captivé par cet art depuis le tout début de son adolescence.

-Je suis photographe, en fait. C’est pas seulement ma plus grande passion, mais mon métier aussi, il lui répondit.

Les trente secondes suivantes passèrent extrêmement lentement et Cameron était déchiré entre s’enfuir vers la caisse pour payer et probablement ne plus jamais revoir cette jeune fille si intrigante, ce qui serait quelque peu triste, ou alors continuer la conversation. La deuxième option était la plus tentante, mais il n’avait malheureusement aucune idée quoi ajouter, alors il resta là, attendant qu’elle ne dise ou fasse quelque chose. Lorsqu’elle annonça qu’elle désirait aller payer, il hocha la tête, quelque peu déçu, mais se tourna à son tour vers le devant de la boutique, espérant tout de même pouvoir changer quelques mots avec elle avant de sortir. Ou du moins connaître son nom.

Cameron la pria de passer avant lui lorsqu’ils se retrouvèrent à nouveau, l’un en face de l’autre, juste devant la caissière, qui les regardait avec un air mi-endormi, mi-amusé. Elle avait un de ces sourires en coin que l’on a lorsqu’on se moque gentiment de quelqu’un, et dans ce cas, ce quelqu’un était les deux inconnus. Le garçon fit comme s’il n’avait rien vu et se faufila derrière la fille aux cheveux bleus et attendit son tour. Lorsqu’elle eut fini de payer, il déposa son café et son livre sur le comptoir, donna trois billets de vingt dollars et parti tout de suite, suivant la belle inconnue, ne collectant pas son change et oubliant complètement le café près de la caisse. Il la rattrapa à l’extérieur.

-Hey!, lui lança-t-il.

Il attendit qu’elle se retourne et marcha les quelques pas qui les séparaient encore et c’est alors qu’il commençait à regretter de l’avoir suivie, ne sachant pas quoi dire pour excuser sa course.

-Alors, hem… Comment tu t’appelles?
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Mizuiro

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MessageSujet: Re: When someone makes you shiver   Dim 2 Juin 2013 - 18:03

Alors qu'elle s'éloignait tranquillement du Chapters en resserrant son livre contre elle. Mizuiro se retenait de regarder sans cesse derrière elle pour voir si l'inconnu était sortit du magasin. Il était tellement rare que quelqu'un la face réagir ainsi. Elle sentait son coeur palpiter un peu plus qu'à l'habitude et une sorte de sourire en coin s'était logé dans son visage. Dans d'autres situations moins étranges, elle l'aurait peut-être abordé si bien sûr il n'était pas pressé. De toutes façons, même si elle se serait retournée, jamais elle n'aurait osé lui adresser la parole. De un, ça lui aurait sans doute parût étrange. De deux, il semblait pressé et elle ne voulait pas le déranger. Finalement, qu'est-ce qu'elle aurait bien pût trouver à lui dire? Le vent commença à souffler un peu et l'heure de pointe avait commencé depuis un moment. Puis, une voix retentit dans le bruit de la ville qui commençait à s'animer.

-Hey!

Mizuiro s'arrêta net et se retourna rapidement, tournoyant sur son pied droit dans le sens horaire pour lui faire face. Son visage devint teinté de rougeurs subtiles et ses mains se crispèrent sur son livre. Il avait couru pour la rejoindre, ce qui la fit reculer malencontreusement d'un pas ou deux. Lorsqu'elle constata qu'il voulait réduire la distance qui les séparaient encore, elle cessa de bouger immédiatement. Se demandant bien ce qu'il voulait, elle commença à gratter le sol de la plante de son soulier. Ensuite, sans lâcher son livre, elle releva le regard en direction des yeux du jeune homme.

-Alors, hem… Comment tu t’appelles?, dit-il.

La jeune femme sursauta légèrement. Elle ne s'attendait pas à ce qu'il lui demande son prénom, mais il fallait bien commencer par la base pour engendrer une conversation... ce qu'il semblait bien vouloir faire. Elle continuait de le fixer bizarrement dans les yeux en prenant l'une de ses longues mèches de cheveux et commença à l'entortiller autour de l'un de ses doigts.

-Mi...Mizuiro.

Elle avait bafouillé et se traitait d'idiote intérieurement. Il était rare que ses mots sortent de sa bouche de manière imprécise. Ses émotions étaient partagées ; tant elle se sentait privilégiée qu'il s'intéresse à elle, tant elle était tout aussi intimidée par le jeune homme. Il était beau, avait du style et semblait avoir des intérêts dignes d'être découverts.

-Et vous monsieur le photographe? ,avait-elle dit sur un ton rieur.

Mizuiro ne pouvait s'empêcher de fixer son beau visage, son allure élancée et tout particulièrement ses yeux tout aussi bleu que les siens. Le vent souffla encore un peu plus fort, ce qui la fit retenir sa jupe bouffante du mieux qu'elle pût. Malgré elle, son corps se sentit balancé par le poids de son livre et elle tenta de reprendre son équilibre avec ses pieds, ce qui eût pour effet de la rapprocher du jeune homme. Une petite distance d'environ vingt centimètres séparait désormais les deux individus. Lorsque la bourrasque cessa, elle s'empressa de reculer en sentant ses jambes trembloter. Elle jeta un coup d'oeil en direction du ciel pour constater qu'il commençait à pleuvoir.

-Je ne comprends pas, il n'était pas censé pleuvoir aujourd'hui..., marmonna-t-elle.
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Cameron

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MessageSujet: Re: When someone makes you shiver   Lun 30 Sep 2013 - 23:36

Lorsque la jeune femme sursauta quelque peu, Cameron réalisa qu’il était peut-être en train de la rendre mal à l’aise malgré ses bonnes intentions en la pourchassant presque en dehors du magasin. Il recula alors d’un petit pas, se préparant déjà mentalement à se faire dire de dégager et de la laisser tranquille, lorsqu’elle lui répondit tout à fait le contraire qu’une fille contrariée lui aurait répondu. Ses yeux s’ouvrirent grand lorsqu’elle prononça son nom, même s’il n’était pas certain de l’avoir bien saisi, et son sourire gêné s’élargit et paru aussitôt beaucoup plus chaleureux. Cameron retint un soupir de soulagement et hocha rapidement la tête, avant de tendre la main devant lui, dans l’intention qu’elle la serre de la sienne.

-Enchanté…Mizuiro?, répondit-il, en attendant le regard qui confirmerait qu’il ne s’était pas trompé dans son nom et qu’il n’avait pas l’air du plus grand imbécile de Montréal. Wow, tu as vraiment un beau nom. C’est japonais uh, si je me trompe pas? Si je me trompe, je m’excuse vraiment.

Il se mordit la lèvre, soudainement nerveux. Il venait peut-être de faire une énorme bêtise en l’associant à une toute autre ethnie que la sienne et il souhaitait avidement qu’elle ne fut pas une de ces personnes qui trouvent ces erreurs de jugement absolument offensantes, même s’il venait de se comporter en idiot manquant de tact et que tout aurait été de sa faute.

-Et vous monsieur le photographe?

Pour la deuxième fois en quelques secondes, Cameron avait envie de pousser un cri de soulagement, mais dû se contrôler pour ne pas paraître totalement fou. Il rit moins doucement qu’il l’aurait souhaité face à l’emploi du « vous » et du « monsieur ».

-Allons, monsieur le photographe, c’est mon père, répliqua-t-il, se trouvant un peu trop hilarant pour la qualité de la blague qui venait tout juste de franchir la frontière de ses lèvres. Sérieusement, tu peux me tutoyer. Je t’en prie. Surtout après m’avoir vu rire à ma propre mauvaise blague, que j’aimerais que tu effaces de ta mémoire à tout jamais, s’il-te-plaît. Enfin, je m’appelle Cameron.

À ces mots, il agita la main qu’il avait auparavant tendu vers elle, et la salua inutilement, pour ensuite l’enfouir dans la poche de son gilet, le vent s’étant soudainement levé, sans avoir prévenu personne. Son corps frissonna et il jeta un regard désolé aux jambes à découvert de la jeune Asiatique et s’apprêta à lui suggérer de trouver un endroit plus chaud où continuer la discussion, lorsqu’un coup de vent mal intentionné la fit trébucher un peu trop près de lui pour considérer cette distance comme non-gênante. Il lui fallut un moment pour réaliser qu’il avait agrippé Mizuiro par les bras, de peur qu’elle tombe et se fasse mal. Il lâcha prise et replaça la bretelle épaisse de son sac à dos lourd à cause de sa caméra et de son livre flambant neuf, mal à l’aise, cherchant quelque chose pour occuper ses mains. Lorsqu’elle lui fit remarquer le temps qui s’assombrissait, il leva à son tour le visage vers le ciel, plissant les yeux.

-Ah, tu as raison, il commence à pleuvoir. Mais bon, on peut jamais vraiment se fier à cent pour cent sur les prévisions météorologiques non plus, ils sont pas mal du genre à souvent se tromper. Surtout à l’automne, quand la température a des mood swings horribles.

Il dirigea à nouveau son regard vers Mizuiro et ses cheveux bleus flottant dans le vent, qui s’harmonisaient si bien avec ses yeux et quelle couleur surprenante pour quelqu’un de son ethnie, et son joli visage rond. Il ne songeait plus à la fatigue qu’il ressentait vaguement, maintenant, ni à sa valise vide qui l’attendait tristement dans son salon. Il ne pouvait que penser aux mouvements fluides de la vague de ses cheveux et le vent et tout ce bleu enivrant.

-Tu hem. Tu es pressée?
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Mizuiro

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MessageSujet: Re: When someone makes you shiver   Dim 13 Oct 2013 - 21:31

Le jeune homme se présenta de manière plutôt maladroite, ce qui fit un peu rire la jeune asiatique. Il était vraiment mignon et elle trouvait cela étrange qu’il soit venu lui parler ainsi. Certes, le style de Mizuiro attirait l’attention, mais la plupart des gens se contentaient de lui lancer des trucs comme « L’halloween c’est passé »,  la jeune femme réagissant toujours aussi froidement face aux inconnus. Pour lui, c’était différent. Il ne semblait pas attiré vers elle pour une quelconque raison du genre. Il semblait sincère dans ses intentions, ce qui plaisait énormément à Mizu’. Lorsqu’elle se retrouva près de lui, elle le sentit venir agripper ses bras pour éviter sa chute imminente. À ce réflex, elle ouvrit légèrement les yeux en guise de surprise. Sans dire un mot, il ne fallut que quelques secondes pour que Cameron la lâche.

-Ah, tu as raison, il commence à pleuvoir. Mais bon, on peut jamais vraiment se fier à cent pour cent sur les prévisions météorologiques non plus […]

Elle le regardait curieusement. Il parlait de la température! Mizuiro n’avait pas beaucoup de connaissances en ce qui attrait aux conversations, mais lorsque quelqu'un parlait de température, c’était habituellement parce que le moment était plutôt sujet à des malaises. Elle décida de fixer le sol un instant, étant persuadée qu’il la trouvait ennuyante. Mais plus elle y repensait, plus elle réalisait que c’était lui qui l’avait suivi. La jeune femme sentit soudainement une bouffée de chaleur remplir son torse. Pour une fois, elle avait attiré l’attention sur quelqu'un de bien, qui semblait intéressé à la connaître. Elle ressentit un peu la même chose que lorsque son amie Mélissa était venue la voir pour la première fois au secondaire. Non, ce n’était pas le même sentiment, c’était un peu plus. Oui, beaucoup plus.

Lorsqu’elle releva la tête, Mizuiro lui fit un petit sourire gênée comme si elle avait réalisé soudainement qu’elle se sentait flattée de sa présence. Le vent se levait doucement et il commençait à pleuvoir.

-Tu hem. Tu es pressée?

-Non, pourquoi? ,avait-elle dit trop rapidement à son goût.

La pluie se fit soudainement plus forte et un grand coup de vent vint assaillir les deux jeunes gens. Le premier réflexe de la jeune femme fût de retenir sa jupe de ne pas s’envoler avant de cacher rapidement son nouveau livre sous sa veste. Lorsque Mizuiro se rendit soudainement compte qu’il allait forcément y avoir plus qu’une simple averse, elle voulut s’empresser d’aller se mettre à l’abri. La seule chose qu’elle pouvait faire pour l’instant c’était mettre son capuchon. Par contre, laisser Cameron s’en aller comme ça sans qu’ils ne puissent se dire correctement au revoir lui semblait impossible. Oui, « au revoir », car elle ne voulait définitivement pas que sa nouvelle rencontre s’arrête là.

Mizu' empoigna donc rapidement la main de Cameron pour courir sous un abri de bus qui se trouvait au coin de la rue. Leur course ne dura que quelques petites secondes, pas plus de dix pour préciser. Leur petite mésaventure avait été suffisante pour marcher dans plusieurs flaques d’eau et ressentir l’effet désagréable d’être trempé par un froid pareil. Avec ces abris tellement peu étanches, comme il faisait frisquet et humide ce n’était pas vraiment la combinaison parfaite pour engendrer une conversation. Lorsqu'arrivés sous l’abri de bus, Mizuiro se découvrit la tête et sortit son livre de sa veste. Elle prit également soin de sortir un mouchoir de sa poche pour essuyer la boue sur ses nouveaux sneakers blancs et roses. Heureusement aucune tache ne semblait s’y être logée. La jeune femme réalisa soudain les conséquences de ses actes.

-Oh, je suis désolée, commença-t-elle, je… je t’ai même pas demandé par où tu allais.

Puis, elle repensa à la question précédente que Cameron lui avait posée, s’empressant d’ailleurs d’y répondre.

-J'espère que toi tu n’étais pas pressé en tout cas…
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