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 Fucking Twilight

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Kyle

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Messages : 122
Date d'inscription : 19/07/2009
Age : 28

MessageSujet: Fucking Twilight    Lun 14 Jan 2013 - 22:02

Spoiler:
 

Le jeune homme face à lui ne devait pas avoir plus de vingt-trois ans. Il s’appuyait contre le mur de pierres, les mains dans les poches, un silence impraticable au coin de la bouche. Son visage à la peau laiteuse était beau à en glacer le sang et ses yeux brillaient d’une lueur féroce, ses fines lèvres étirées en une courbe pleine de terribles promesses. Il avait l’air d’un prince damné qui observait en riant les gens qu’il maudissait à son tour, écrasant et lacérant de ses propres mains les âmes de ceux abandonnés trop près de lui.

Lorsque Kyle aperçut Legan Thomas pour la première fois, il eut peur.

-

Une fois, Kyle se fit embusquer.

-Hey, you wanna have coffee with me somewhere?

Ce fut suffisant.

-

Des années et des années passées à écouter des films d'horreur ne le préparèrent jamais à la réalité. La réalisation effroyable, le monde qui se réarrangeait autour de soi, l'ouverture d'une porte de possibles terribles et fantasques. C'était d'être trahi par sa propre dimension que l'on croyait juste et vraie et de se retrouver dans une fissure inconnue avec un monstre souriant à l'entrée qui lançait d'un haussement d'épaules:

-Hm, surprise?

-

La vérité n'était pas effrayante à proprement parler, ou plus précisément, cette terreur qu'elle inspirait ne causait pas la négation de tout le reste, mais formait au contraire une fascination toute morbide à son égard.
Succinctement, la simple pensée du vampirisme de Legan excitait Kyle au plus haut point.
(C'était un détail qu'il n'osait avouer à personne. Pas même à lui-même.)

-

Un bruit sonore le tira de ses rêveries. Kyle ouvrit les yeux et fixa l’intérieur vide de sa chambre, illuminée d’une lumière tamisée qui créait des ombres inquiétantes sur les murs orangés. Le bruit se répéta, insistant, à la manière d’un crissement d’ongle sur une vitre. Il tourna la tête vers sa fenêtre et aperçut Legan, perché sur la branche de l’arbre qui poussait tout à côté. Ce dernier articula quelque chose, sans doute « Open your window», mais Kyle ne vit que l’éclair rougeâtre de ses yeux en contraste fugace avec la nuit environnante.

Legan était affamé.

Kyle déglutit, la tête tournoyante, pris d’une chaleur soudaine au creux de son ventre. Il se releva, lentement comme par peur de tomber, et retira le loquet. Il n’eut pas le temps d’ouvrir lui-même sa fenêtre que déjà, Legan l’avait empoignée et soulevée à bout de bras pour se faufiler à l’intérieur. Kyle rabaissa le cadre alors que l'autre rejoignait le centre de la pièce en deux enjambées, la tête haute et scrutatrice.
Legan fit un tour sur lui-même, sans lui adresser ni parole ni regard. Il avait une lenteur calculée dans ses gestes qui trahissait un contrôle brutal sur son corps, un niveau de tension que Kyle lui avait rarement vu. De la même façon, la présence de Legan dans sa chambre était peu caractéristique; sa grande stature aristocratique paraissait hors champ dans la petite pièce aux murs oranges et au bordel irréprochable.

D’ordinaire, Legan allait et venait à son bon vouloir, rencontrant Kyle la nuit dans des cafés, des parcs ou dans sa maison, manoir plutôt, perdue en forêt. Il lui envoyait un message avec l'heure et le lieu et Kyle s'y rendait invariablement en ignorant tout ce que son bon sens lui hurlait. À fréquenter ainsi un monstre, il ne lui en restait plus beaucoup.

Il ne comptait plus les fois où il s'était faufilé hors de sa maison, souvent en pleine nuit, pour aller rencontrer Legan à l'insu de sa tante. Il revenait les bras striés de fines coupures et un goût métallique au fond de la gorge, car rien n’excitait plus Legan que de dévorer ses lèvres et de barbouiller sa bouche de son propre sang. Parfois, plus rarement, il revenait avec deux petits trous à la base de son cou.
(Kyle avait été ruiné.)

Legan traina délicatement le bout de ses longs doigts sur les trophées de karaté oubliés sur la commode, ouvrit quelques tiroirs, fixa presque comiquement une vielle boule à neige qui trônait sur son bureau de travail, s'empara d'un t-shirt sale jeté au hasard sur le sol et seulement alors, Kyle se permit de l'interrompre:

-Hey! Mind telling me what you're searching for?

Legan ne lui avait pas dit un mot et Kyle se sentait stupide à attendre, les bras ballants et les sourcils froncés, plein d'une appréhension grimpante. Il savait, il prévoyait avec une précision toute nette la direction vers laquelle la soirée s’orientait. Il n’avait pas vu Legan depuis plusieurs jours et tourner autour du pot ne lui faisait aucunement envie.

- Oh I don't know, répondit Legan qui regardait d'un oeil critique les CDs déposés sur sa table de chevet. Condoms, lube. Stuff a normal teenage boy usually has in his room.

Kyle s'ébranla, rougissant, ses yeux s'ouvrant en grand sur la silhouette intimidante de Legan. Celui-ci pencha la tête sur le côté et Kyle comprit que c'était pour mieux entendre les pulsations désordonnées de son coeur. Il souriait avec une satisfaction toute mauvaise et ses canines proéminentes luisaient doucement sous la lumière de sa lampe de chevet.

-Ah, why are you getting so upset over so little? You're not a virgin, not in any sense of the word, am i wrong?

Kyle serra les lèvres, gêné et irrité par sa propre retenue, mais refusant d'entrer dans le jeu de l'autre. Avec Legan, l'issue des choses se dressait toujours pareillement: il provoquait, mentait, manipulait et finissait rieur au sommet de sa montagne de carcasses. Il jouait ses cartes depuis fort longtemps, bien plus que Kyle ne pouvait le contempler.

-You can answer that yourself, finit par lâcher Kyle. Don't play with me.

Legan le fixa, ses pupilles semblant se dilater, se voiler d'une envie féroce. Ses doigts frémirent, sa bouche se tordit, son corps se penchant doucement vers l'avant, et Kyle pensa, this is it.

-Thing is, I’m always kind of playing with you, dit Legan, lentement. You know that, right?

-Yeah, it’s hard not to notice.

Legan sourit, une courbe affamée, terrifiante sur son visage blême. Kyle recula d'un pas, instinctivement, avant de réaliser qu'il n'y avait pas de pire chose à faire face à un prédateur que de supposer sa fuite.

It just makes me want to chase you.

L'air vibra et Kyle rebondit violemment sur son lit, le souffle presque coupé. Legan se tenait face à lui, un genou sur le matelas, une main sur le mollet tendu de Kyle refermée comme une barre de fer sur sa chair, le tirant lentement, lentement, lentement...

- You're going to scream, Kyle?, susurra Legan en courbant son long torse vers lui, le visage fendu comme un diable. Gonna cry like the first time?

- Only if you're asking very nicely, répliqua Kyle entre ses dents.

Le rire de Legan claironna tout haut, un son clair et impossible qui secoua Kyle jusque dans ses os. Son rythme cardiaque s'accéléra follement et une fulgurante chaleur se diffusa à la grandeur de son corps, son excitation montant en flèche à la simple vue de ce visage ficelé ouvert avec ravissement. Les yeux de Legan étincelaient comme des flammèches alors qu'il se penchait sur Kyle, sa bouche sans souffle juste au-dessus de la sienne. Kyle ouvrit les lèvres par réflexe, agrippant les bras de l'autre et il ne savait plus si c'était pour le stopper ou pour l'attirer plus près.

-Oh, I'm gonna eat you, murmura Legan, frôlant sa bouche, sa joue, sa tempe. I'm gonna eat you real good (il glissa ses ongles le long des flancs de Kyle, traçant des sillons rouges sur son passage, et ce dernier hoqueta sous le choc). I'll paint your body with bruises; mark you up with your own blood, so everyone who'll look at you will know what a good little slut you are.

Kyle se tordit entre les mains de Legan, retenu par sa poigne trop forte, ses doigts froids ancrés sur son poignet et son visage.

-Don't call me that, asshole, siffla-t-il avec une frustration vaine.

- You're already spreading your legs for me, honey. What else do you want me to call you?

Kyle referma la bouche, les joues brûlantes. Il avait beau regarder Legan avec défiance, il se sentait ridicule, ridicule dans sa camisole trop grande et son bas de pyjama à motifs de chiots qui ne présentaient aucune protection, pas même psychologique, contre les assauts de l'autre. Kyle voulut tourner la tête, esquiver le regard vorace de Legan; sa main l’en empêcha. Elle se glissa sous son menton et lui força doucement la tête vers l’arrière, dévoilant sa gorge en une longue ligne blanche. Kyle se raidit sous Legan, prenant plusieurs petites inspirations, et son sang lui cognait aux tempes, pulsait contre sa peau, son corps fiévreux d’anticipation.

- Just look at yourself, dit Legan, de l'émerveillement dans sa voix.

Il baisa son cou, appuyant légèrement ses dents sur la peau sans la percer, et il y avait un tremblement à peine contenu chez Legan, comme une vague violente maintenue sous la surface. Kyle gémit, un son haut et emporté, involontaire. Ses jambes enserrèrent Legan à la taille, son bassin se plaquant contre le ventre de l'autre, la friction toute juste et trop peu au travers de son pyjama de flanelle. Ses doigts grimpèrent le long du dos de Legan, sous son chandail, brûlants contre la peau froide de l'autre. Son corps ondulait, cherchait plusplusplus, et il cracha:

-Come on, you goddamn monster! I know you're starving, so hurry up and get done with it!

Legan fut secoué d'un ricanement que Kyle, hypersensible, sentit vibrer contre sa gorge. La main de l’autre se raffermit sur son menton, calant sa tête plus profondément dans l'oreiller, et les ongles s'enfoncèrent dans sa peau en cinq points de douleur rougeoyante.

- Oh, but you’re just as hungry as me, Kyle, chuchota-t-il comme le plus sale des secrets, avant de plonger ses canines dans la chair de son cou.

Kyle ouvrit grand les yeux et arqua violemment son corps au-dessus du matelas, un cri sans voix coincé entre les lèvres. Le torse plaqué contre la poitrine de Legan, il se mit à frissonner incontrôlablement, ses veines semblant se gorger de liquide en fusion. Sa peau pâlissait à vue d'oeil, son cou se couvrant d'une subtile toile bleutée alors que l'autre aspirait, aspirait, aspirait sans plus de mesure. Les premières secondes de la morsure était les plus souffrantes. Son corps tout entier se rebellait contre l'intrusion, se mettait à trembler et à chauffer, ses yeux roulant presque dans leur orbite, leurs pupilles dilatées jusqu’à ne laisser qu’un large rond noir. Il basculait, perdait pied dans la fièvre, la douleur et l'excitation.

Il avait toujours cette peur cuisante en arrière-pensée, cette certitude que Legan pourrait bien décider simplement un jour de le tuer. Il pouvait, si l’idée le tentait, le mordre et ne pas le lâcher jusqu’à ce qu’il ne lui reste plus une goutte de sang. Il pouvait lui rompre le cou d’un mouvement, l’étrangler d’une simple pression, lui transpercer la poitrine d’une main effilée. Legan était un damné, un être mortel et immortel maintenu dans une vie qui n’en était pas une pour s’abreuver à même celle des autres. Il était conçu pour tuer et c’était un fait vivace que Kyle n’oubliait jamais complètement. Après tout, si Legan ne le tuait pas, c’est qu’il achevait de se nourrir ailleurs.

Au lieu de, Legan lâchait son cou et allait l'embrasser goulûment, salement, mordait ses lèvres et emplissait sa bouche de son propre sang, la main serrée sur sa mâchoire pour l'obliger à tout prendre. Les larmes lui brûlaient les yeux, ses mains cherchaient à l'aveuglette les épaules, puis les cheveux de Legan et s'y agrippaient férocement. Et Legan le caressait, le griffait, le serrait, le mordait, le pressait et l’embrassait, l’embrassait, l’embrassait, jusqu’à ce qu’il ne lui reste plus un souffle pour crier.

Il n'y avait rien de plus exaltant que de tanguer sur la ligne du parfait danger, que de voir sa vie en technicolor à chaque fois, se sachant près, si près et survivant à tout coup. Kyle jouait avec l'avocat du Diable et jamais n'avait-il joui aussi fort que lorsque Legan plantait ses crocs dans son cou.

-

-Shit, this smells really bad. Who wore that?

Kyle entrouvrit une paupière. Legan tenait à bout de bras un vieux t-shirt gris et informe qu'il avait repêché sur le sol à côté du lit.

- Me, of course, marmonna Kyle. Who else? Wait, you're telling me I smell?

- Yeah, like sex. However, that thing, that's not you, that's someone who...

Il s'interrompit et la pièce plongea dans le silence. Kyle, qui avait fermé les yeux, n'entendaient plus que sa propre respiration, profonde et légèrement peinée. Il ressentait encore comme une présence fantôme toutes les marques laissées par Legan sur son corps. (Et comme il en avait beaucoup: de dents , de doigts et d'ongles; sur sa gorge, ses clavicules, ses cuisses, son ventre...)

-Stop doing that, trancha sèchement la voix de l'autre. I'm trying to think.

Kyle fit une moue agacée. Il laissa passer un autre instant, comptant les battements de son coeur, une vilaine habitude qu'il avait adoptée par la faute de Legan et cette étrange tendance qu'il avait de passer des heures la tête posée sur sa poitrine à réciter: "One, two, three, four, five...", la voix basse et mélodieuse comme s'il lui chuchotait une berceuse. Kyle se prit à l'imiter dans un murmure, un petit sourire gagnant doucement ses lèvres usées. Il se sentait à la frontière d'un sommeil comateux.

- Ten, eleven, twelve, thirteen...

Legan bougea à sa droite, mais garda le silence. Seul le bruit de la voix de Kyle, rauque et épuisée, résonnait dans la chambre, à peine plus forte que sa propre respiration. Au dehors, l'aube approchait.

-

Kyle ne retrouva jamais le t-shirt.

-

Legan disparut durant huit mois.

Kyle lâcha un souffle, puis guetta l'arbre à côté de sa fenêtre, la riche demeure perdue en forêt, la voiture noire effilée oubliée dans l'entrée.

Il songea à s'enfuir, à supplier sa tante de déménager loin, très loin, à se faire oublié et introuvable. Il se fâcha et mit sa chambre sans-dessus dessous, renversa ses tiroirs, jeta des vêtements par la fenêtre, brisa sa lampe, ses CDs, sa boule à neige. Amadriel le trouva assis sur le sol en tailleur, des éclats de verre partout autour, les pieds et les mains giclant le sang et le visage en sanglots.

Il attendit et se maudit pour ce faire.

-

La majeure partie de ses marques s'effacèrent, mais son cou garda une douce teinte violacée, ainsi que l’empreinte de deux petits trous à l'emplacement où Legan le mordait toujours en premier.

-

Au beau milieu de juillet, il revint.

Il était à peine quatorze heures et le soleil cuisait haut dans le ciel. Enfoncé sur le canapé, Kyle regardait la télévision sans la voir lorsqu'un bruit de chute sonore résonna depuis la porte ouverte du sous-sol. Il dévala les marches quatre à quatre, appréhendant il ne savait trop quoi, et figea net, comme frappé en plein ventre, en arrivant au bas de l'escalier.
Legan était près du mur du fond, reconnaissable entre mille malgré la capuche basse qu'il portait. Il avait une allure horrible que Kyle ne lui avait jamais vue ; le teint grisâtre, les joues creuses, les cheveux trop longs et sales, la stature courbée, chancelante. Ses pupilles n'étaient qu'un point au milieu d'un cyclone écarlate.

Kyle se jeta sur lui, le percutant d'un poing au visage, et Legan tomba à la renverse, trop faible pour résister. Lui qui n'avait pas besoin de respirer expira comme s'il en avait eu le souffle coupé.

-You fucking fuck, s'exclama Kyle, le visage tordu de colère. You motherfucking blood-sucking psychotic asshat, you had NO RIGHT.

Il tremblait de fureur et d'il ne savait trop quoi, le coeur affolé, se sentant bouillir de l'intérieur. À cheval sur Legan, les mains sur ses poignets (glacés malgré la chaleur extérieure), Kyle respirait à grands coups. Legan gardait le silence, frissonnant de toute part. Il se contentait de le fixer sans expression, comme s'il regardait un enfant faire une crise.

L'idée lui parut révoltante, insupportable, car Kyle ne pouvait pas, ne devait pas être le seul des deux assez stupide pour... Après tout, il était revenu. Avec férocité, il souleva Legan par les épaules, plaqua son visage contre son cou et articula:

-Fucking drink.

Legan trembla violemment, souffla: Kyle.

Il mordit.

La douleur fut vive, électrifiante, car le corps de Kyle, laissé en paix trop longtemps, en avait oublié la sensation. Il s'arqua, cria, griffa la nuque, les épaules, le dos de Legan. Legan l'entraina au sol, la bouche collée sur sa peau, léchant et suçant et buvant, buvant, buvant, ses mains palpant compulsivement les cuisses de Kyle. Celui-ci ne portait qu'un court short et les ongles trop longs de Legan s'enfoncèrent dans sa chaire nue, faisant jaillir le sang, tressauter Kyle avec un gémissement surpris.

Les mains de Legan resserrèrent leur emprise comme s'il eut soudain peur que Kyle ne lui glissât entre les doigts. Une peur des plus absurdes; Kyle s'était virtuellement crevé à espérer revivre ce moment. Il s'était cru drogué en plein sevrage forcé, s'imaginait à cet endroit, sur le plancher de son sous-sol, comme un toxicomane ouvrant une nouvelle fois les bras à son addiction. Huit mois de séparation ne l'avait que davantage calé. (Toute une vie n'aurait pas suffi à lui faire oublier.)

Legan bougeait sporadiquement son corps contre le sien, de plus en plus agressif à mesure qu’il regagnait son énergie. Il écrasait Kyle presque douloureusement contre le sol, le rendait fou avec sa langue, ses lèvres, ses dents et l’insoutenable friction qu’il maintenait sans cesse. Ils se mouvaient chacun avec un désespoir qui leur était propre. Les secondes s’écoulaient et Legan buvait toujours et Kyle s’engourdissait, prisonnier quelque part entre sa propre chair, celle de l’autre et son extase aveuglante.

La tête renversée contre le parquet froid, il papillonnait des yeux, la respiration haute. Ses jambes le brûlaient, son cou n'était plus qu'une toile meurtrie trop sensible sur laquelle Legan continuait de tirer plus de sang. Kyle se vidait de ses couleurs, ses membres se faisaient plus lourds, sa conscience distante. Il n'arrivait pas à trouver sa voix au-delà de ses propres gémissements.
Kyle se sentait lentement mourir.

-Legan, lâcha-t-il faiblement. Legan, stop, I can't....

Lorsque Legan ne se détacha pas, Kyle songea, there it is. La peur qui le taraudait se confirmait avec une mauvaise décision de trop. Kyle rit, un son lointain, désabusé.

-Ah, you always said… that you would kill me someday. Never really thought it’d be…

Il s’interrompit, sa vision se couvrant de taches blanchâtres. Les iris de Legan brillaient au-dessus de lui, aussi écarlates que le sang qui lui peignait la bouche et le menton. Kyle sourit.

-You creepy monster, marmonna-t-il en fermant les yeux.

Un sommeil lourd le gagnait, il se sentait glisser.

-Let me do it, Kyle, chuchota Legan, tout contre son oreille. Let me, let me, let me.

Il embrassa Kyle, une fois, deux fois, puis une troisième, profondément. Il l’embrassa avec sa langue et ses dents et ses mains pleines de sang, avec à la fois une supplication et un ordre au fond de la gorge.

-Tell me I can, tell me you want to.

Let me eat you all.

- Whatever you want, Legan.

-


-Do you want to be bitten?

-You already bite me, like, a lot and you never feel the need to ask.

-I meant really bitten, dumbass.

-No.

-Why?

-Because vampires fucking suck.


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